Katsikas Refugee Camp, Greece

Katsikas Refugee Camp, Greece, 2016

L’odeur. C’est la première chose qui me frappe quand je rentre dans un camp. Chacun d’eux a son odeur particulière, unique. C’est l’odeur d’endroits lointains mêlée à ceux de chez moi. C’est l’odeur de la nourriture, de la poussière, des tissus mouillés. C’est l’odeur des mots inconnus qui tournent dans ma tête, comme un tourbillon de vapeur.

La deuxième chose qui me frappe, c’est le temps. Dans un camp, le temps n’existe pas. Et comme le temps n’existe qu’en relation avec l’espace, l’espace n’existe pas non plus. Un endroit, au milieu de nulle part, devient d’un coup la représentation de toute l’histoire de l’humanité. Toutes les migrations, les guerres, le bien et le mal que notre espèce a pu créer au cours de son existence. Tout est là, en boucle. Depuis toujours, pour toujours.

Activities with the kids of the Katsikas Refugee camp in Greece, organized by MEDEX – Musée éphémère de l’exil. It was the first of a series of visits and activities at the camp that MEDEX, together with Art. Without Borders, organized. In collaboration with the german NGO Soup and Socks